vendredi, 25 janvier 2008

4 jours de répèt, 4 pas de géants...

e82695799c1c884314b1e091448bbefc.jpgJe viens de finir ma première semaine de travail avec Vincent et Estelle. J'ai vraiment pu profiter d'eux pour tester un max de sons. Estelle commence vraiment à s'en emparer et je me rends compte combien la sensation que procure un comédien peut changer complètement l'audition d'un son, et du coup raconter complètement autre chose sur le plateau. Nos axes de travail semblent juste et j'ai l'impression que ce spectacle va vraiment avoir de la gueule. Marrant cette sensation de justesse. Comment peut-on définir que tel ou tel son est juste par rapport au plateau ?
Un de mes axes est la création de silence (évidemment). Pour l'instant, ma ligne directrice est une horloge qui fait tic-tac pendant tout le spectacle. Cette ligne est enrichit par certains sons qui vont évoluer au fur et à mesure du spectacle et surtout par la voix d'Estelle qui la couvre ou pas (un peu comme une mélodie que l'on orchestre, mais je ne suis pas musicien). Quand ces sons disparaissent, on retourne à l'horloge seule : création de silence. Il ne faut évidemment pas se restreindre à une définition du silence qui s'apparente à une absence de bruit. Non ! le silence que je recherche est un silence intérieur (comme dans une église par exemple), une suspension du temps pour être un peu plus précis (Oh, temps suspend ton vol!).
Par cette horloge, j'essaie de créer une nouvelle temporalité (celle du plateau). Se pose alors la question du silence réel, celui du temps présent qui apparaîtra lorsque l'horloge s'arrêtera...

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